
Nous sommes en mars au Québec. Le jour, la neige fond… et la nuit, tout gèle.
Dimanche passé, il y avait une grande plaque de glace près de l’écurie, exactement là où les chevaux doivent passer pour se rendre à leur mangeoire lors du train. De la ripe avait été mise durant la semaine pour éviter qu’un cheval ne tombe. Il y en avait assez pour un cheval calme… mais pas pour un poulain de 4 ans avec un peu trop d’énergie.
Ce soir-là, mon gros garçon de 16 mains a décidé de courir jusqu’à sa mangeoire. Donc, ce qui devait arriver est arrivé : il a glissé et est tombé sur les genoux. Rien de grave… mais lui, il a clairement eu peur.
Le reste du train s’est bien déroulé. Tout le monde est retourné au paddock normalement, sans autre incident. Entre-temps, on a ajouté du sel et encore plus de ripe dans le passage pour éviter que Dagobert ne tombe à nouveau.
Le lendemain, tous les chevaux se dirigent vers leur mangeoire comme d’habitude… sauf le grand Dag. Il refuse complètement de mettre un sabot hors du paddock. (À noter que les chevaux vont se placer seuls à leur mangeoire — je ne fais qu’ouvrir la porte.)
Après quelques invitations de ma part, il finit par avancer. D’abord tranquillement… puis, d’un coup, il décide de repartir à la course. Sauf que Capitaine est dans son chemin. Résultat : Dag fonce dedans et se retrouve encore une fois au sol, cette fois de tout son long. Capitaine, lui, reste bien droit sur ses quatre pattes et continue de manger comme si de rien n’était.
Dagobert se relève, un peu vexé, et finit par aller à sa place. Le reste du train se passe normalement.
Nous sommes maintenant mercredi, troisième train de la semaine. Il a fait plus chaud et il n’y a presque plus de glace. Comme je m’y attendais, Dag refuse encore de sortir seul du paddock. Je l’accompagne donc avec une corde autour du cou, et sans même tirer, il me suit. Tout se passe bien.
La même journée, ma vache Carmenne se met à courir et à sauter partout autour de nous. Je soupçonne immédiatement qu’elle est en chaleur. Je la rentre dans l’écurie avec les chèvres et je contacte l’inséminateur pour qu’il vienne le lendemain matin.
Tout s’est bien passé — et je vous tiendrai au courant pour savoir si on aura un petit bébé tout neuf cet été !
Bref… une semaine tout ce qu’il y a de plus ordinaire et banal à l’écurie.

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