Un rayon de soleil au milieu du chaos ☀

Hier, j’ai eu envie d’écrire. Malgré une semaine vraiment, vraiment épouvantable, j’avais envie d’écrire et d’être un peu positive sur ce qui m’arrivait.

Je vais brièvement résumer ma semaine et ensuite, je vais vous expliquer ce qui me permet de tenir un peu le coup.

Dimanche, j’ai passé la journée à essayer de réparer le tracteur, sans y arriver. J’ai essayé de mettre en place la pièce jusqu’à me faire une grosse ampoule sur les doigts. J’ai fini par y arriver, mais ça n’a vraiment pas été une belle journée. Surtout que ça m’a demandé énormément de courage de continuer à essayer de trouver des solutions pour régler ce foutu problème.

Lundi, je pars travailler le matin et je vois un chat étendu sur le bord de la route, devant la cour de mon voisin. Tout de suite, mon cœur se serre… Je le sais que c’est un de mes chats qui est étendu là, mais lequel ?

C’était le gros Backy, la mascotte, le cœur de mon écurie.

Je ne suis pas allée travailler cette journée-là. J’ai pleuré toute la journée et j’ai pensé à la Doune et à tous les autres animaux que j’ai pu perdre dans les dernières années. Et je les ai pleurés, eux aussi.

Le lendemain, la maréchale venait. J’avais pris un congé férié pour être présente.

Premier cheval qu’on amène à l’écurie : mon papi. Il avait mangé un solide coup dans le haut de l’œil (son œil valide) et il était tellement enflé qu’il avait de la misère à ouvrir l’œil.

Deuxième cheval : Motley. Il était enflé d’un postérieur. Jusque-là, tout va « bien », je peux gérer.

Je regarde son autre pied et je trouve le vrai problème… Il a une plaie perforante sous le pied, au niveau de la fourchette, et clairement, c’est douloureux.

À peine la partie soulevée de la blessure est-elle enlevée qu’un jet de sang en sort… Pas capable d’arrêter le saignement et la vétérinaire ne peut pas venir.

Après plusieurs tentatives, on finit par être capables de stopper le saignement et de faire un bandage qui a de l’allure.

À ce moment-là, je ne sais plus comment gérer la situation. Ma petite sœur est venue m’aider et surtout me supporter moralement parce que j’étais à bout.

Le mardi s’est terminé avec le tracteur qui a décidé de ne plus fonctionner. Nous avons donc dû donner le foin avec un petit traîneau fait à la va-vite, qui dépanne bien, et le quatre-roues.

Mercredi, je retourne au travail et enfin, une belle journée tranquille ! Je travaille à l’extérieur et j’arrive à couper mon cerveau de tout ce qui se passe à la maison.

Je reviens à la maison et mes deux chevaux vont de mieux en mieux. L’œil de Capitaine a beaucoup désenflé et le pied de Motley va mieux aussi.

Jeudi, encore une fois, au travail, j’ai une magnifique journée ! Je travaille encore dehors et tout va bien ! J’ai l’impression que le reste de ma semaine va bien aller et que la mauvaise passe est passée.

Le soir, en allant chercher du fromage pour le souper : accident d’auto !

Je défais la voiture à ma mère et je me ramasse avec les cuisses remplies de bleus. La voiture est une perte totale et moi, je suis épuisée, pas capable de dormir.

Je dois quand même aller travailler, car je suis en remplacement cette journée-là. Je sais très bien que si je n’y vais pas, je les mets pas mal dans le caca.

Bref, je fais ma journée. J’essaie de prendre tout ça en riant et je fais mon possible pour rester positive, même si, au fond, je suis épuisée, j’ai envie de brailler et de tout laisser tomber…

Ne plus avoir de responsabilités, ne plus avoir de stress et juste respirer. Essayer de profiter d’une vie plus simple et peut-être plus facile.

Mais je souris et j’avance…

Donc, on est vendredi soir et j’ai envie d’écrire. J’ai envie d’être positive et de le partager.

Et là…

Harley et un autre chien qu’on connaît se battent et c’est Harley qui mange une ostie de volée.

Il se fait arracher la moitié d’une oreille et il saigne énormément. Mon gros garçon est pas mal magané et là, je dois gérer tout ça… ENCORE !

J’arrive même pas à pleurer. Je subis, tout simplement, et je gère ce que j’arrive à gérer.

Ce matin, on apprend que la voiture que j’ai achetée quelques semaines plus tôt est finie au complet. Donc, une autre auto en moins…

Il reste plus juste Pédro le pédo van… il a interet a tenir le coup.

Bon… Maintenant que vous avez une petite idée de la semaine de marde que j’ai eue, on va se concentrer sur le positif de la semaine !

La semaine passée, quelqu’un m’a dit que j’avais de beaux yeux et, à travers tout ça, j’ai pu passer du temps avec cette même personne. J’ai appris à le connaître et il a aussi appris à mieux me connaître.

Je ne peux pas mettre de mots sur ce qu’il ressent pour moi, mais moi, je l’apprécie beaucoup. Il me fait rire et sourire, et il met du bon dans mes journées. C’est vraiment une belle personne !

J’ai rarement le goût de me regarder dans le miroir ou de me faire prendre en photo. Je ne m’aime pas, je n’aime pas la personne que je suis physiquement. Mais je me suis surprise à me prendre en photo et à m’aimer un peu malgré tout…

Comme quoi, sentir qu’on plaît à quelqu’un peut tout changer dans la façon dont on se perçoit soi-même, à travers un miroir ou sur une photo.

Malheureusement, je ne pense pas que ça aille plus loin. Cette personne-là a déjà quelqu’un dans sa vie et je ne veux rien briser.

Mais il me fait tout de même du bien et je profite de ces petits moments de soleil dans ma vie, le temps qu’ils sont là.

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